Quelles sont les sept merveilles du monde antique ?

Article publié sur lefigaro.fr

Pyramide de Khéops, phare d’Alexandrie, colosse de Rhodes… Même s’ils ont pour la plupart disparu, ces monuments sont si impressionnants que leur notoriété traverse les siècles. Nos conseils pour partir sur leurs traces.

La pyramide de Khéops, sur la plaine de Gizeh, est la seule merveille du monde antique encore debout. Notre liste complète et les photos de ces monuments mythiques. kwiatek7 / Adobe Stock

Un roman d’aventures n’aurait pas trouvé meilleure formulation pour désigner ces joyaux des temps anciens. Les sept merveilles du monde antique sont composées de monuments mystérieux dont le seul nom invite au voyage. La Grande pyramide, l’Artémision d’Ephèse, le Phare d’Alexandrie, les Jardins suspendus de Babylone, le Colosse de Rhodes, le Zeus d’Olympie et le mausolée d’Halicarnasse. Ces monuments impressionnants par leurs dimensions et leur raffinement surprennent également par leur technicité. Malheureusement, seul l’un d’entre eux est encore debout : la pyramide de Khéops. Les autres ont (presque) tous disparu. Comment, alors, ces merveilles sont-elles parvenues jusqu’à nous ?

Si l’origine précise de la liste des sept merveilles reste inconnue, plus de quatorze listes ont été retrouvées par les historiens, avec des variantes : certaines incorporent par exemple le Colisée de Rome ou le Temple de Salomon (Jérusalem). D’autres ne mentionnent pas le phare d’Alexandrie au profit des Murailles de Babylone, souvent oubliées aujourd’hui. Si le phare est bien ancré dans la mémoire collective, c’est peut-être grâce à l’influence des artistes de la Renaissance qui, représentant les Murailles et le Jardins suspendus en une seule image, ont permis de le conserver tout en limitant le nombre de Merveilles à sept.

La pyramide de Khéops (Egypte)

Le plateau de Gizeh accueille trois édifices grandioses qui pointent vers le ciel. Le plus grand d’entre eux, la pyramide de Khéops, a longtemps été la construction la plus haute de l’humanité. Achevée il y a 4500 ans, elle s’élève à 137 mètres au-dessus d’un carré de 230 mètres de côté, pour un volume total de 2592 mètres cubes.

La pyramide abrite trois chambres dont deux sont construites en hauteur, au cœur du monument. La chambre la plus haute accueille le tombeau du roi Khéops. Cela diffère avec l’agencement des autres pyramides de Gizeh, Képhren et Mykérinos, dont les chambres sont souterraines ou situées au niveau du sol.

Peut-on la visiter ? Oui, c’est la seule des Sept Merveilles à tenir debout encore aujourd’hui. Elle est l’une des trois pyramides situées à quelques kilomètres du Caire.

Les Jardins suspendus et les Murailles de Babylone, en Mésopotamie (Irak)

La reconstitution de la porte d’Ishtar, à Babylone. homocosmicos

Pas une, mais deux Merveilles se cachaient dans la cité antique de Babylone, dans l’Irak actuelle. Lorsque l’on imagine les Jardins suspendus, on pense à un lieu un peu magique où la végétation pousserait dans les airs. Il s’agissait plus vraisemblablement de jardins en terrasse, plantés sur des plateformes surélevées, dont la plus haute culminait à 24 mètres selon les écrits. Aucune trace n’en a été retrouvée.

Les Murailles entouraient la ville sur plus de 11 kilomètres. Elles étaient constituées de trois couches de murs séparés, dont deux mesuraient plus de 7 mètres de large, entre lesquels des quadriges pouvaient circuler. Mais aussi imposants et fortifiés soient-ils, ces remparts n’ont pu empêcher la chute de Babylone, en 539 av. J.-C.

Peut-on les visiter ? Un peu difficile à l’heure actuelle. Les jardins ont totalement disparu. Les murailles ont été restaurées par le service archéologique irakien, avec notamment une version reconstruite de la splendide porte d’Ishtar. Les voyages dans ce pays restent hautement déconseillés. Pour se consoler, on peut aller admirer la porte d’Ishtar originale reconstituée au Musée de Pergame de Berlin.

L’Artémision d’Ephèse (Turquie)

S’élevant à 30 mètres au-dessus de la cité d’Éphèse, située à l’ouest de l’actuelle Turquie, l’Artémision était sans doute le plus grand temple dédié à la déesse Artémis du monde grec. Maintes fois détruit, sa version la plus récente, édifiée au IVe siècle av. J.-C. est aussi la plus impressionnante. Des murs en marbre couraient sur plus de 46 mètres de longueur et 21 mètres de largeur, entourés par plus de 110 colonnes dont 36 étaient ornées de reliefs représentant des scènes cultuelles et mythologiques.

S’élevant à 30 mètres au-dessus de la cité d’Éphèse, située à l’ouest de l’actuelle Turquie, l’Artémision était sans doute le plus grand temple dédié à la déesse Artémis du monde grec. Maintes fois détruit, sa version la plus récente, édifiée au IVe siècle av. J.-C. est aussi la plus impressionnante. Des murs en marbre couraient sur plus de 46 mètres de longueur et 21 mètres de largeur, entourés par plus de 110 colonnes dont 36 étaient ornées de reliefs représentant des scènes cultuelles et mythologiques.

La statue chryséléphantine de Zeus, à Olympie (Grèce)

Ériger une statue digne du roi des dieux, la tâche paraît impossible. Si l’on en croit les nombreux auteurs antiques, l’architecte Phidias a pourtant relevé le défi avec brio à Olympie. Les descriptions parvenues jusqu’à notre ère évoquent un monument à la richesse extrême. La statue “chryséléphantine” – littéralement “en or et en ivoire” -, était composée de verre et d’ébène était ornée de scènes mythologiques colorées, devant montrer l’universalité de la divinité suprême. Zeus y est représenté sur son trône, les pieds posés sur un tabouret, un sceptre dans la main gauche et une allégorie de la victoire dans la main droite. Un somptueux sanctuaire entourait l’œuvre.

Peut-on le visiter ? Il ne reste absolument rien de cette statue emportée à Constantinople et détruite en 475 ap. J.-C. Seules quelques colonnes du temple entourant la statue sont encore debout à Olympie, en Grèce.

Le Mausolée d’Halicarnasse (Turquie)

Le Mausolée d’Halicarnasse n’est autre que le tombeau de Mausole, roi de la cité-état située au sud ouest de l’actuelle Turquie. L’édifice a tant marqué qu’il a donné son nom à tout monument funéraire richement orné et de grandes dimensions. Construit au IVe siècle av. J.-C., il s’élevait à 45 mètres sur une terrasse de 250 mètres de long et plus de 100 mètres de large. La base, ornée de bas-relief racontant la vie de Mausole, portait 36 colonnes surélevées, elles-mêmes recouvertes par un toit de 24 marches soutenant une statue de Mausole sur un char.

Peut-on le visiter ? Seuls quelques morceaux de colonnes sont éparpillés à l’emplacement du Mausolée, dans la ville de Bodrum en Turquie. Une partie des statues présentes dans la colonnade et d’un des chevaux du char surplombant l’édifice sont cependant conservées au British Museum.

Le colosse de Rhodes (Grèce)

La gigantesque statue du dieu Hélios qui s’élevait sur l’île grecque de Rhodes n’est restée debout qu’une cinquantaine d’années, au IIIe siècle avant notre ère. Les sources sont pauvres à son sujet, sa taille et son emplacement restent des suppositions. Il est souvent représenté avec une jambe sur chaque extrémité du port, mais cette posture extravagante est aujourd’hui considérée comme peu crédible.

Peut-on le visiter ? Il ne reste aucune trace de la statue. Si vous vous sentez l’âme d’un archéologue, vous pouvez toujours essayer de plonger dans le port de Rhodes…

Le phare d’Alexandrie (Égypte)

Reconstitution en image de synthèse du phare. Elle figure un lanterneau entouré de colonnes au sommet, mais celui-ci n’est pas mentionné dans les descriptions antiques. Michael Rosskothen / Adobe Stock

Capitale culturelle du monde hellénistique, Alexandrie rayonnait littéralement sur la Méditerranée grâce à sa tour lumineuse édifiée au IIIe siècle av. J.-C. à l’entrée de la rade de son port, sur l’île de Pharos. C’est là l’origine du mot «phare». Le monument devait atteindre environ 125 mètres, avec un premier étage constitué d’un carré de 30 mètres de côté et de 70 mètres de haut, surmonté d’un parapet. Le deuxième étage formait un octogone de 35 mètres de hauteur sur lequel reposait un troisième élément. Le tout était chapeauté d’une statue. Certaines représentations ajoutent un lanterneau entouré de colonnes au sommet, mais celui-ci n’est pas mentionné dans les descriptions antiques.

Peut-on le visiter ? Détruit par les tremblements de terre successifs qui ont secoué l’Égypte, le phare d’Alexandrie n’existe plus. On peut néanmoins visiter le fort mamelouk de Qaït Bay, construit sur ses fondations. Il abrite un musée retraçant l’histoire de la Merveille.

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