Covid-19: l’efficacité du vaccin indien confirmée

Article publié sur capital.fr

D’après une étude publiée jeudi 11 novembre, le vaccin indien Covaxin serait très efficace contre les formes symptomatiques du Covid-19.

Le vaccin Covaxin, le premier développé en Inde contre le Covid-19, empêche nettement d’être frappé par la maladie, montre une étude publiée jeudi 11 novembre, alors que l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) a déjà approuvé ce vaccin prometteur pour les pays pauvres. Ce vaccin est “très efficace contre le Covid-19 symptomatique (…) chez l’adulte”, résume cette étude publiée dans The Lancet, ajoutant qu’il était “bien toléré” sans effet secondaire grave notable.

L’OMS a déjà homologué en urgence ce vaccin voici quelques jours et s’était manifestement basée sur cette étude – évoquant les mêmes chiffres d’efficacité -, mais celle-ci n’avait pas encore été rendue publique. Produit par le groupe Bharat Biotech, Covaxin avait ainsi rejoint les vaccins anti-Covid de Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson&Johnson, Sinopharm et Sinovac sur la liste de l’OMS.

L’étude, réalisée auprès de 25.000 personnes qui ont soit reçu le vaccin soit un placebo, montre qu’il y a environ trois quarts de cas de Covid en moins chez les vaccinés. Cette efficacité est moindre que celle initialement observée pour les vaccins à ARN messager de Pfizer et Moderna, mais reste élevée. Ce vaccin est particulièrement intéressant pour les pays pauvres et en voie de développement, car il nécessite moins de logistique que ceux à ARN messager. Ces derniers doivent être conservés à de très basses températures, ce qui nécessite d’importantes capacités logistiques.

L’arrivée de Covaxin pourrait donc “améliorer l’offre insuffisante de vaccins qui affecte de manière disproportionnée les pays à revenus faibles et intermédiaires”, saluent dans un commentaire les chercheurs chinois Jing-Xin Li et Feng-Cai Zhu, qui n’ont pas participé à l’étude. Ils notent toutefois quelques limites: les essais n’ont été menés qu’en Inde, “ce qui rend la cohorte étudiée moins diverse sur le plan ethnique et limite la possibilité de généraliser ces résultats à d’autres populations”.

Surtout, l’étude a été menée de novembre 2020 à janvier 2021, avant la généralisation du variant Delta, plus contagieux et donc potentiellement plus résistant à la vaccination. Malgré la date précoce des essais, les chercheurs ont toutefois pu identifier quels patients étaient déjà infectés par le variant Delta à l’époque. Dans le groupe des vaccinés, leur proportion est inférieure de deux tiers au groupe placebo, ce qui laisse a priori penser que le vaccin est moins efficace contre ce variant mais reste protecteur.

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