Quels sont les bienfaits de la patate douce ?

Article publié sur femina.fr

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Un véritable engouement existe aujourd’hui autour de la patate douce, qui a l’art de tempérer la puissance d’un curry de légumes ou de se transformer en frites particulièrement savoureuses. Comme si l’on découvrait son existence… alors que ses premières traces datent de plusieurs milliers d’années au Pérou. C’est Christophe Colomb qui l’aurait introduite en France à la fin du XVe siècle sous le nom de « batata ». La patate douce a connu son heure de gloire au début du XIXe, car l’impératrice Joséphine en raffolait. Ce légume descend tout droit d’une plante d’Amérique centrale et des Caraïbes, Ipomoea trifida. Comme la pomme de terre, ce sont les tubercules des racines qui se mangent. Mais si la première apprécie les climats rudes du Nord, la patate douce, elle, ne supporte pas le froid, et encore moins le gel. Il lui faut idéalement 20 °C pour se développer. On comprend pourquoi elle pousse bien sous les tropiques. On peut la cultiver en France dans les régions au climat doux. Pour ceux qui voudraient s’y essayer, le maraîcher Nicolas Jardin conseille de la planter sous un paillage à la mi-mai avec un goutte-à-goutte au pied. Elle « tubérise » autour de la mi-août et se récolte à partir du 20 septembre jusqu’aux premières gelées. Sur le marché, vous la choisirez lourde, avec une chair ferme. Si la peau est naturellement marquée, elle ne doit pas être abîmée. Vous pouvez la conserver plusieurs semaines tant qu’elle n’est pas nettoyée. Une fois lavée, elle peut rester quelques jours dans un endroit sec, mais pas au froid, sinon le cœur durcit.

Côté diététique :

Un trésor de vitamine

La patate douce regorge de bêtacarotène, qui lui donne sa couleur orangée et qui n’est autre que de la provitamine A. Lorsqu’elle est cuite, elle en apporte 10500 µg (microgrammes) pour 100 g, soit 1 750 µg de vitamine A active, nos besoins quotidiens étant de 750 µg pour les hommes et de 650 µg pour les femmes. « C’est un régal pour les yeux, la vitamine A permettant l’adaptation de la vision aux variations de luminosité. Elle favorise aussi la cicatrisation de la peau et renforce le système immunitaire », explique Nathalie Negro, diététicienne, responsable du Centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains. Enfin, la patate douce renferme également de la vitamine C (16,2 mg pour 100 g) tonifiante ainsi que des vitamines B5 (pour notre peau) et B6 (pour la fabrication de nos globules rouges, le métabolisme des protéines…).

Une source de minéraux

Elle est bien pourvue en potassium (353 mg pour 100 g), un minéral clé pour réguler la tension artérielle. Elle apporte aussi du calcium (32,5 mg pour 100 g), utile à la solidité des os et des dents, du cuivre, pour une bonne absorption du fer, et du manganèse, qui permet l’assimilation des glucides.

Des propriétés antioxydantes

Au rang des composés antioxydants, la patate douce n’est pas en reste. En sus du bêtacarotène et de la vitamine C, elle contient du cuivre, du zinc et des anthocyanines. Toutes ces substances agissent en synergie pour lutter contre les radicaux libres et ainsi participer à la prévention des cancers, en particulier ceux de la prostate, de la vésicule biliaire, du rein et du sein. Au Japon, des chercheurs ont découvert que les femmes préménopausées qui avaient une consommation importante de patate douce avaient un risque minoré de développer un cancer du sein. Par ailleurs, ces mêmes antioxydants limitent l’oxydation du mauvais cholestérol. Que du bonus pour réduire les risques d’athérosclérose, responsable, à terme, de maladies cardiovasculaires comme l’infarctus.

Un atout pour la ligne

Avec un apport calorique de 62,8 kcal pour 100 g, un taux de lipides de 0,15 pour 100 g et un index glycémique bas (50), la patate douce est un poids plume sur la balance. Mieux, grâce à cet IG bas et la présence de fibres dans sa composition, elle a l’avantage de rassasier rapidement, et pour longtemps. « Elle peut convenir aux personnes atteintes de diabète. Mais comme elle reste riche en glucides, il faut la consommer à la place des féculents », indique Nathalie Negro. Dans les pâtisseries, elle remplace à merveille le beurre et diminue ainsi la charge calorique. Comptez 150 g de purée de légume pour 100 g de beurre. De quoi déculpabiliser d’être gourmand!

À la place du pain

Si, traditionnellement, la patate douce est un formidable accompagnement de plats de viande ou de poisson sous forme de purée, de galettes ou de frites, elle trouve aussi sa place… dans les burgers. A essayer: les couper en belles rondelles et les rôtir au four pendant 25 à 30 min jusqu’à ce que la chair soit fondante. Elle remplace ainsi le pain. On peut aussi en faire une base pour de délicieuses tartines. Il ne vous reste plus qu’à les agrémenter, selon votre gourmandise, de fromage, de légumes ou de jambon…

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