Au lac de Tignes, mille bouteilles de vins refont surface

Article publié sur leparisien.fr

Immergées il y a un an, elles ont été récupérées ce jeudi. L’opération visait à étudier comment vieillissait ce vin en milieu glacial. Et le résultat est surprenant !

Des scaphandriers sont descendus dans les profondeurs glacées du lac de Tignes (Savoie) pour remonter à la surface 1000 bouteilles et un fût de vin immergés pendant un an. LP/Serge PUEYO

Un hélicoptère, trois scaphandriers et un public nombreux… Il y avait de l’agitation ce jeudi matin sur les eaux gelées du lac de Tignes (Savoie) pour une opération, il est vrai, peu commune : le retour à la surface de 1000 bouteilles de vin de roussanne et d’un fût de 500 litres de chignin-bergeron. Des vins savoyards immergés au fond du lac il y a un an, le 6 mars 2020, à l’initiative de Pascal Perceval, un viticulteur des Marches (Savoie).

« L’objectif, c’était de voir comment vieillissait ce vin dans un lac de montagne situé à 2100 mètres d’altitude et qui gèle l’hiver », indique Pascal Perceval. Après avoir creusé un trou dans la glace, à la tronçonneuse, des scaphandriers sont descendus à 23 mètres de profondeur, pour organiser la remontée des bouteilles de vin, avec des coussins gonflables.

« Au fond, c’est très sombre. Mais les bouteilles étaient bien là. L’eau est à deux ou trois degrés. Vivement que l’on boive un petit verre de vin pour se réchauffer ! », plaisante Vincent Teissier, l’un des scaphandriers.

«Plus charnu, plus fruité, plus expressif»

Puis c’est un hélicoptère qui a sorti de l’eau les bouteilles et le fût. Tout s’est terminé par une dégustation, afin de comparer ce vin sorti « tout frais » de l’eau glaciale à un autre de la même cuvée qui a vieilli en cave. « Il y a une vraie différence, relève Clément Bouvier, chef étoilé de Tignes. Le vin du lac est moins acide, avec plus de gras, plus de rondeur en bouche. »

Pour son sommelier, Kevin Beslin-le-Bras, « il est plus charnu, plus fruité, plus expressif ». « Le vin du lac a plus de finesse et un parfum d’abricot confit, s’enthousiasme Pascal Perceval, le viticulteur savoyard à l’origine de l’expérience. C’est comme s’il avait vieilli de trois ans, en une seule année. Il est vraiment top. »

Du coup, un autre fût de 500 litres de chignin-bergeron et 414 bouteilles de mondeuse ont été à leur tour immergés dans le lac de Tignes.

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