La vitamine D, un allié contre les infections

Article publié sur caminteresse.fr

© Getty Images/iStockphoto

Seuls trois enfants sur dix et un adulte sur quatre présentent un taux normal de vitamine D… Or, elle joue un rôle important dans la défense de l’organisme contre les maladies comme la Covid-19. Les autorités recommandent dans certains cas une supplémentation.

La vitamine D est célèbre pour favoriser l’absorption du calcium par l’intestin et garantir ainsi la bonne santé osseuse. Mais elle a d’autres effets bénéfiques moins connus, notamment sur l’immunité. C’est ce que rappelle l’Académie nationale de médecine (ANM), dans un communiqué publié le 22 mai 2020. « Elle joue un rôle dans la régulation et la suppression de la réponse inflammatoire à l’origine du syndrome de détresse respiratoire aigu, qui caractérise les formes sévères et souvent létales de Covid-19 », souligne l’institution.

De fait, un lien entre un faible taux de vitamine D dans le sang et une plus forte mortalité par le virus a été identifié. « D’autres travaux ont montré qu’un taux faible de vitamine D augmente le risque ou la gravité de contracter d’autres maladies infectieuses comme la grippela tuberculose ou le VIH, précise Marie-Christine Boutron-Ruault, directrice de recherche au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP), à l’Inserm. Cette vitamine a des récepteurs sur la plupart des cellules et notamment les cellules immunitaires. Elle permet à notre organisme de mieux se défendre mais aussi de réguler la réponse immunitaire pour éviter qu’elle ne s’emballe ».

Une complémentation au cas par cas

L’ANM recommande d’administrer de la vitamine D aux patients atteints de la Covid-19 et, a fortiori, à ceux âgés de plus de 60 ans qui présentent une carence. « Une dose de charge de 50000 à 100000 UI (1Unité internationale (UI) de vitamine D = 0,025 microgramme (g)) pourrait contribuer à limiter les complications respiratoires », précise l’Académie.

Mais les experts sont formels : la vitamine D ne peut pas être considérée comme un traitement curatif ou préventif des infections. « L’objectif de la complémentation est d’éviter la carence qui fragilise l’organisme », poursuit le docteur Boutron-Ruault. Et elle n’est pas si rare : 7% des adultes, 4% des enfants et 13% des adolescents sont carencés (source : Santé Publique France, déc. 2019) ! Seul un quart de la population a un taux normal. « Les taux plongent en octobre et novembre, commencent à remonter au printemps grâce à l’exposition au soleil, et sont normaux de juin à septembre. »

Toutefois, l’automédication est à proscrire. « Il ne faut pas que les gens pensent que plus ils en prennent mieux c’est, car, en excès, cette vitamine est toxique », conclut Marie-Christine Boutron-Ruault. « Seul leur médecin peut évaluer en fonction de leur corpulence, leur âge, leur couleur de peau, leur niveau d’activité à l’extérieur, dans quelle mesure ils ont besoin d’être complémentés ».

En pratique

• Le taux normal de vitamine D dans le sang se situe au-dessus de 30 ng/ml. On parle de déficience entre 20 et 30 ng/ml. En dessous de 10 ng/ml, il y a carence. Au-delà de 80 ng/ml, la vitamine D deviendrait toxique.

• Le dosage plasmatique de la vitamine D n’est plus remboursé sauf dans de très rares situations cliniques.

• Un apport de 600 à 900 UI de vitamine D3 par semaine (soit environ 20 gouttes de Zyma D ou de Dédrogyl), d’octobre à mai.

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