Les quatre «L» qui permettent à l’Allemagne de mieux s’en sortir face au Covid-19

Article publié sur le site Slate.fr

Quatre facteurs expliquent pourquoi le pays s’en est bien tiré jusqu’à présent et pourquoi cela va certainement continuer lors de la seconde vague.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, l’Allemagne a souvent été saluée en Europe pour sa gestion de la crise sanitaire. Les chiffres jouent en effet en faveur du pays germanique, où le nombre de nouveaux cas positifs par million de personnes est resté inférieur à ceux de ses voisins européens.

Même si ces derniers jours, l’épidémie semble repartir de plus belle outre-Rhin, avec 7.334 nouvelles infections au cours des dernières vingt-quatre heures, ces chiffres restent toujours bien inférieurs à ceux de la France, qui en a recensées 30.621 en une journée.

Plusieurs explications ont déjà été apportées pour tenter de comprendre cette efficacité à lutter contre le virus: traçage et application de recherche efficace, mise en place de tests à grande échelle, nombre important de lits de réanimation… Tous ces facteurs sont des éléments de réponse, mais ce ne sont pas les seuls.

Le média Vox présente une nouvelle approche qui explique pourquoi l’Allemagne s’en sort pour l’instant bien et pourquoi elle s’en sortira bien face à la seconde vague.

Les quatre facteurs

Luck (la chance), learning (l’apprentissage), listening (l’écoute) et local responses (des réponses locales): voici les quatre facteurs qui, selon la journaliste Julia Belluz, ont permis au pays de faire front de manière exemplaire.

L’Allemagne aurait en effet eu de la chance: comme le rappelle Günter Fröschl, docteur en médecine tropicale à l’Université de Munich, le premier cas de Covid-19 sur son territoire a été détecté très tôt, après qu’un homme s’est volontairement présenté aux responsables de santé. Grâce à ce premier cas isolé, les scientifiques ont pu empêcher le virus de se propager rapidement.

Mieux encore, les tests ont été disponibles précocement dans le pays, notamment parce qu’il existe à Munich un laboratoire de biosécurité de niveau 3 (qui traite des agents hautement infectieux comme le SARS-CoV-2). Les tests PCR étaient donc disponibles en un temps record sur le territoire, ce qui a permis de tester massivement la population.

Concernant le learning, il faut savoir que les scientifiques allemands ont beaucoup appris du premier cas diagnostiqué sur le territoire et que «tout était en place» pour faire face, ajoute Fröschl. Cette expérience a poussé le pays à augmenter sa capacité de tests sans être submergé par la demande.

De plus, l’Allemagne aurait constamment écouté ses scientifiques et, au fur et à mesure que la recherche évoluait, les dirigeantes se sont toujours adaptées, avec transparence et honnêteté -ce qui a par ailleurs créé une relation de confiance avec la population.

Enfin, le fait que l’Allemagne soit un pays fédéral composé de seize États a permis de lancer une réponse rapide, appropriée et localisée contre le virus.

Ce dernier point peut aussi créer des imbroglios. À l’approche des vacances, les seize Länder se déchirent actuellement sur la question des zones à risques à l’intérieur du pays et des restrictions liées aux déplacements.

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