Article publié sur marieclaire.fr

Face aux incendies sans précédent qui ravagent la France cet été, les niveaux de pollution de l’air inquiètent. De la composition des fumées transportées sur des kilomètres aux conseils pour s’en protéger selon son niveau d’exposition, voici tout ce qu’il faut savoir pour se protéger efficacement.
Entre les nombreuses canicules et les feux d’une ampleur sans nom, l’été 2026 est particulièrement dramatique.
Comme l’annonçait le ministre de l’Intérieur samedi 27 juillet au micro de France Info, ce sont près de 98 000 hectares qui ont été détruits par les incendies, en France, depuis le début de l’été, soit « un record historique ».
Au-delà de la situation catastrophique pour les locaux qui ont directement été touchés (ou sont actuellement touchés) par ces feux, on se pose aussi la question des effets, sur la santé, de ces derniers.
Particules fines, monoxyde de carbone… De quoi sont vraiment composées les fumées ?
Via une note publiée le 20 juillet dernier, l’ANSES détaille les compositions des fumées provenant de feux de végétation – qui sont « variables selon les conditions de combustion, le type de végétation, l’humidité de l’air et l’éloignement des incendies ».
Ainsi, dans le cas des feux de forêt :
- Les particules fines (PM2.5 et submicroniques) représentent 80 % des particules en suspension (essentiellement carbonées, elles peuvent voyager sur plusieurs centaines de kilomètres).
- Le monoxyde de carbone est l’un des polluants majeurs, particulièrement concentré à proximité du foyer.
- Des cocktails de gaz et métaux sont observés : l’ANSES recense, dans l’air, du dioxyde de carbone, des oxydes d’azote, des métaux lourds, mais aussi des composés organiques volatils toxiques (acroléine, formaldéhyde, benzène, HAP).
Quels sont les symptômes liés à une exposition ?
Toutefois, au micro de TF1, Benoit Elleboode, directeur général de l’Agence régionale de santé Gironde, tempère : « les fumées sont assimilables à de la pollution atmosphérique importante, ce ne sont pas des nuages toxiques« . Selon lui, une exposition ne suffirait pas à créer des « pathologies directes par les fumées ».
De plus, « l’exposition aux panaches de fumées peut entraîner des visites aux urgences ou des hospitalisations pour des maladies respiratoires telles que l’asthme, l’exacerbation de bronchopneumopathie chronique (BPCO), favoriser les infections, voire, provoquer une modification de la fonction des poumons« , appuie le site gouvernemental.
Le ministère appelle à une vigilance renforcée pour les personnes asthmatiques, cardiaques, immunodéprimées, les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées.
Alors, il convient de connaître les bons gestes pour se protéger en cas d’exposition – plus ou moins lointaine -.
Si vous vivez proche d’un incendie, le gouvernement recommande de « rester confinés, portes, fenêtres et volets fermés et de laisser les accès dégagés pour faciliter l’intervention aux secours, d’éviter dans la mesure du possible de conduire un véhicule (sauf consigne d’évacuation par les autorités), de ne pas allumer de cigarettes, bougies, encens pour préserver la qualité de l’air intérieur dans les logements, de fermer les trappes de tirage de la cheminée, les bouches d’aération, d’arrêter la ventilation mécanique contrôlée et de surveiller de près les personnes les plus vulnérables ».
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