L’EMDR, cette thérapie qui aide à surmonter les traumatismes

Article publié sur psychologies.com

[VIDÉO] Thérapie brève largement plébiscitée, l’EMDR est utilisée pour soigner les traumatismes de vie. Eva Drozdowski est psychologue et praticienne EMDR nous explique de qu’est cette thérapie, à qui elle s’adresse et dans quels cas elle peut se révéler utile. 

Eva Drodzowski, psychologue et praticienne EMDR, explique ce qu’est la thérapie EMDR :

L’acronyme EMDR signifie « Eye Movement Desensibilisation and Reprocessing », ce qui se traduit par « désensibilisation et retraitement par des mouvements oculaires ». Cette thérapie se pratique en cabinet, sous la supervision d’un thérapeute. Après avoir évoqué avec le patient les raisons qui l’amène à consulter, le praticien fait un mouvement de gauche à droite avec trois doigts, mouvement que le patient doit suivre. « Le thérapeute aide la personne à l’état éveillé à reproduire ce qu’elle fait déjà naturellement la nuit durant la phase de sommeil paradoxal » explique Eva Drozdowski, psychologue.

Une thérapie qui naît après une sortie au parc

En 1987, Francine Shapiro, une psychologue américaine, se rend au parc avec des idées noires. « Elle ruminait ce qu’elle vivait à ce moment-là dans sa vie. Elle s’est rendue compte qu’en faisant des mouvements oculaires de droite à gauche, la charge émotionnelle de ses pensées s’atténuait. Elle a étudié et fait des recherches et des expériences, qui lui ont permis de confirmer que ça fonctionnait » raconte Eva Drozdowki. 

Pour toutes les personnes souffrant de traumatisme

La thérapie EMDR peut être conseillée à toutes les personnes qui ont connu un événement de vie difficile qui a des conséquences sur leur vie présente. « Ça peut être une rupture difficile, un deuil qui n’est pas encore complètement terminé, des situations difficiles au travail, du harcèlement, des conflits intrafamiliaux » indique la psychologue. L es personnes souffrant de stress post-traumatique (TSPT) peuvent également se soigner avec cette thérapie.  

Eva Drozdowski rappelle qu’un événement traumatique est « une situation dans laquelle notre intégrité physique est en danger. Concrètement, c’est quand on se sent en danger de mort : les accidents, les agressions, les catastrophes naturelles, la guerre, les viols ». 

Se soigner grâce à une thérapie brève

Il existe deux grands types de thérapies : les longues et les brèves. La psychanalyse est, par exemple, une thérapie longue. L’EMR, quant à elle, est considérée comme une thérapie brève. « On s’attaque directement à un événement, à la source de nos problèmes et de nos symptômes, précise la psychologue. En EMDR, on part du principe que quand il y a symptôme, c’est qu’il y a quelque chose qui s’est mal passé à un moment donné dans votre vie. Personne ne naît avec de l’anxiété, de la dépression ou des phobies ». Le thérapeute va chercher à trouver la source de ces symptômes et les raisons qui nous font souffrir. Une fois que l’évènement traumatique est trouvé, le professionnel peut commencer à désensibiliser le patient grâce aux mouvements oculaires. 

« Il y a une phase où le patient va devoir raconter son histoire et ce qui l’amène à venir consulter. L’avantage de l’EMDR, c’est que, par la suite, au moment où on désensibilise l’événement traumatique, le patient n’est pas obligé de rentrer dans les détails. Le fait d’y penser, de se reconnecter au souvenir traumatique et de faire revivre le côté émotionnel et sensitif suffit » continue-t-elle. 

Pour aller plus loin

==>  Les thérapies cognitives et comportementales

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) s’intéressent à la partie visible de l’iceberg, celle qui fait souffrir. La pratique est centrée sur la cognition, c’est-à-dire les pensées et les croyances parfois erronées et négatives que cultive l’individu sur lui-même. Celles-ci peuvent générer un état de souffrance et un comportement névrotique (dépendance, phobies, T.O.C.) que la thérapie va alors s’attacher à corriger. De la famille des thérapies brèves, les TCC s’appuient sur une relation active entre le thérapeute et son patient dans l’apprentissage de nouveaux comportements. 

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