Où partir en septembre ? De l’île d’Yeu à Portofino, nos idées pour oublier la rentrée

Article publié sur lefigaro.fr

Après plusieurs mois de rénovation et avec un design totalement repensé par l’agence parisienne Festen Architecture, le Splendido Mare accueille les aficionados de la douceur de vivre italienne. 

Un hôtel sur l’eau en Allemagne, un musée futuriste en Angleterre, une vallée coupée du monde en Slovénie… Six escapades à s’offrir pour prolonger les vacances, à moins de deux heures d’avion de Paris.

Vivre la dolce vita à Portofino

«Un petit village qui s’étend comme une demi-lune autour d’un bassin silencieux». C’est avec ces mots que Guy de Maupassant décrit Portofino, bourg emblématique de la côte ligurienne. Ses étroites maisons de pêcheurs aux couleurs ocre, terracotta, pistache, et aux volets vert pin, confèrent à son port des airs de décor hollywoodien. Envahi par les touristes en été, à en devenir détestable, il retrouve son charme dès la mi-septembre. La piazzetta (petite place), lieu de rencontre de la jet-set italienne et internationale, en est le symbole. L’hôtel Splendido Mare a rouvert ses portes au printemps 2021, après trois hivers de travaux. Cet établissement ultra-confidentiel de 14 chambres et suites (sous l’enseigne Belmond) mérite à lui seul une escale méditerranéenne. Andiamo !

@Boris Stroujko / stock.adobe.com

Déconnecter dans les Alpes slovènes

2560 mails à trier, des dossiers en retard et l’impression d’être déjà sous l’eau alors que vous êtes rentrés depuis même pas un mois ? C’est le moment de vous offrir un week-end prolongé dans la vallée de Jezersko, aussi connue sous le nom de « pays des lacs ». À 45 minutes au nord de la capitale Ljubljana, cette enclave slovène est la destination idoine pour faire le plein d’air pur. Au programme : pêche dans la rivière Kokra, escalade ou encore baignade dans le très frais lac Planšarsko Jezero. En forme de cœur, il est le vestige d’un lac glaciaire. D’autres ­peuvent partir à la découverte des 1200 plantes médicinales représentatives de la flore locale lors d’une promenade avec un herboriste ou visiter la fromagerie du village. Entre randonnées et balades à VTT, on pose ses valises à la Vila Planinka, un boutique-hôtel 5 étoiles, conçu dans un esprit chalet de montagne. Ici, pas d’appareils électro­niques, pas de câblage électrique et pas de Wi-Fi. La déconnexion à l’état pur.

Le très frais lac Planšarsko Jezero, au cœur des Alpes juliennes, est propice à des balades méditatives. @Vila Planinka / Photo presse

Écumer les bonnes tables à Yeu

Classé au titre des monuments historiques depuis 1900, le Vieux-Château a été édifié au XIVe siècle. Hergé s’en serait inspiré pour dessiner celui de L’Île Noire.

Ancrée dans l’Atlantique, à 30 minutes en bateau des côtes vendéennes, Yeu attire les amateurs de bonne chère. Islais comme estivants vivent et reçoivent à l’abri des murs chaulés, dans un dédale de courettes, de jardins, de venelles insoupçonnables. Ils achètent sur le quai homards, lottes, raies, rougets ou crabes aux pêcheurs rentrant de leur nuit en mer. S’approvisionnent sur les marchés de Port Joinville et Saint Sauveur en légumes bios cultivés sur l’île, en thon fumé, en agneau ou en tarte aux pruneaux traditionnelle. Sur ce petit caillou de 24 kilomètres carrés, ressemblant du ciel à un gros hérisson, la meilleure table porte le nom de Bafouettes, dont la traduction du patois signifie ressac. Pour boire un verre au soleil couchant, direction le rooftop de La Réserve du Bouchon. Le goût des chaudes soirées d’été retrouvé.

@sasha64f / stock.adobe.com

Dormir au dessus de l’eau à Hambourg

On l’imagine grise et triste. Hambourg est tout sauf cela. Méconnue, la deuxième ville d’Allemagne s’étire le long de l’Elbe dans une architecture témoignant d’un riche passé marchand. D’un côté l’Elbe, son port et ses porte-conteneurs, de l’autre l’Alster, son lac et ses canaux. Entre les deux bouillonne une scène culturelle riche. Nouveau symbole de la ville, l’Elbphilharmonie donne le ton. Quel autre moyen pour admirer son architecture unique, entre impressions de liquide, de reflets et de vagues, que de dormir dans une grue portuaire amarrée juste en face. Le principe de l’hôtel HafenKran ? Une cabine de quelques mètres carrés bien pensés avec un évier, un coin table, une banquette, une cheminée et, derrière une cloison, une douche et des toilettes. Au bout d’un escalier raide, à l’étage, c’est un cocon métallique, un lit et deux fauteuils. Une expérience originale pour embrasser l’esprit de cette ville d’eau aux idées larges.

La cabine de l’hôtel HafenKran, avec vue sur l’Elbphilharmonie. HafenKran / Photo presse

Découvrir les fonds marins à Hyères

En plongée bouteille ou en snorkeling, découverte des étonnants paysages sous-marins habillés d’anémones et de gorgones colorées. Espace Mer / Photo presse

Ports de pêche, criques secrètes, sanctuaire naturel des salins… La presqu’île de Giens, au sud d’Hyères, est bien plus qu’un tremplin vers Porquerolles. En septembre, la destination, délaissée de la foule estivale, redevient accessible. L’occasion de découvrir son double tombolo, une formation quasiment unique au monde. Deux belles flèches de sable qui enserrent d’anciens salins, refuges pour environ 300 espèces d’oiseaux. Mais la faune marine n’est pas en reste ! Poulpes, girelles, corbs, dentis et autres mérous, dont la densité est favorisée par la zone de protection étendue du Parc national de Port-Cros, feront le bonheur des amateurs de snorkeling. En face du site archéologique d’Olbia, un sentier sous-marin accessible librement permet de découvrir des vestiges d’un quai romain. Une raison de plus pour prendre le temps de goûter aux charmes de cette presqu’île varoise occupant le point le plus méridional de la France continentale.

En plongée bouteille ou en snorkeling, découverte des étonnants paysages sous-marins habillés d’anémones et de gorgones colorées. Espace Mer / Photo presse

Prendre une bouffée d’art à Margate

«Les ciels de Margate sont parmi les plus beaux d’Europe» , affirmait le peintre William Turner. Avec son sable doré, Margate attire les Londoniens depuis l’ère victorienne. Visit Thanet / Photo presse

« Shoreditch-on-sea » : c’est le sobriquet de Margate depuis quelques années. Pourquoi ? Parce que l’on croise une foule branchée, qui rappelle celle du quartier londonien, dans cette station balnéaire du Kent, au sud-est de la capitale. De nombreux entrepreneurs et esprits créatifs d’East London s’y sont installés, séduits par son charme suranné et ses célèbres couchers de soleil, immortalisés par William Turner. Margate baigne aujourd’hui dans l’art, grâce notamment à son musée à la silhouette futuriste, Turner Contemporary, qui met à l’honneur les jeunes artistes et peintres classiques. C’est à cet emplacement que le maître de l’aquarelle anglaise posait son chevalet, devant le cottage en front de mer de sa logeuse et amante, Mrs Booth. La promesse d’un pèlerinage arty sous le ciel orangé, cher à Turner, des soirées automnales.

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