Eté 2021: quatre romans à glisser dans sa valise

Article publié sur psychologies.com

Les vacances approchent… C’est le moment de faire le plein de bons romans pour l’été !

Loin du soleil

À Loïc qui perd sa mère brusquement, on dit : « Elle est partie au ciel. » Alors le garçonnet de 5 ans court après les avions. Il souffre du désintérêt de son père et bientôt d’une belle- mère qui va virer marâtre de conte. L’école ne lui apporte aucune échappatoire : l’enfant ne parvient pas à écrire. Analphabète, il devient ramoneur, « loin du soleil ». Mais Greta, la voisine confinée en raison d’une maladie de peau qui l’oblige  à fuir la lumière, veille sur Loïc. D’une écriture éblouissante de simplicité et de beauté sans pathos, Françoise Henry raconte la vie de ceux dont on ne parle pas. Impossible de ne pas être bouleversé par ce drôle de couplé cabossé par la vie, qui va apprendre à se connaître et à s’aimer.  A.B.

Loin du soleil
Françoise Henry
Le Rocher, 216 p., 17,90 €.

Celle qu’il attendait

Eugénie D., jeune femme pleine de fantaisie, voit la poésie de la vie comme personne. Elle invente des choses comme la cravate- parapluie ou la poussette à pastèques. À part ça, quand elle est née, elle avait la peau quadrillée comme des mots croisés. Une case noire, une case blanche. Puis ça s’est mélangé. Elle est belle, elle est ronde. Joséphin, lui, est maigre comme un clou. Très grand. Très timide. Venu d’un pays où les bombes tombaient. Chauffeur de taxi dans la journée, sculpteur-céramiste quand il peut. Ils tombent amoureux. La vie complique la leur (de vie). Baptiste Beaulieu, notre chroniqueur-médecin (ou l’inverse), nous donne un conte léger et profond, où l’amour fleurit, se fout de tout, et surtout de ce qui gêne les gens raisonnables. C.P.-D.

Celle qu’il attendait
Baptiste Beaulieu
Fayard, 340 p., 18,50 €.

Héroïnes

À New York, dans les années du maccarthysme, il ne fait pas bon être démocrate ou, pire encore, soupçonné de sympathie avec l’Union soviétique. Phoebe Adler, l’une des rares femmes scénaristes à l’époque, en fera les frais. Exilée à Londres, elle rencontre Hannah, productrice de talent à qui tout réussit. Elle va aider Phoebe à déjouer les pièges du FBI jusque sur le sol anglais. Cette formidable saga nous parle de féminisme, d’amitié profonde et de résistance à toutes les intolérances. Le duo Hannah-Phoebe fonctionne du tonnerre : ces deux femmes super- culottées, confrontées au machisme, à la persécution et au snobisme, vont réussir par elles-mêmes. Un régal féministe en diable ! A.B.

Héroïnes
Sarah-Jane Stratford
Traduit de l’anglais (États- Unis) par Valérie Bourgeois
Belfond, 432 p., 21 €.

57, rue de Babylone, Paris 7e

En 1974, Alix entre au lycée Victor-Duruy, repaire de jeunes filles chics, riches et à la mode, dont elle trace un portrait hilarant. Pas vraiment son genre, elle qui débarque de Saumur. Par chance, elle fait la connaissance de Pia. Les voilà amies. Alix rencontre la famille peu conventionnelle de sa copine : sa mère tient une vraie pension de famille au 57, rue de Babylone. Là vivent le père, producteur de musique classique, et des hôtes surprenants, depuis le jeune Américain jusqu’au vieux comédien ronchon… Pour Alix, c’est la découverte du monde, amours, joies, chagrins, orages mélangés. Avec son sens de l’humour et sa plume véloce, elle dresse un portrait plein d’affection d’un monde disparu auquel elle doit, sans aucun doute, une part de sa liberté. Irrésistible. C.P.-D.

57, rue de Babylone, Paris 7e
Alix de Saint-André
Gallimard, 400 p., 21 €.

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