Covid-19 : voici ce que pourrait nous réserver le virus cet été et à la rentrée

Article publié sur marieclaire.fr

Un air de vacances plane au-dessus de nous, mais pourrons-nous vraiment profiter de notre été et aborder la rentrée sereinement sans craindre un nouveau confinement ? Les prévisions des experts.

L’arrivée du beau temps s’accompagne d’une baisse du nombre de cas de Covid-19, et la perspective d’un retour d’une vie “normale” se dessine de plus en plus. Toutefois, si de nombreux indicateurs semblent être passés au vert ces dernières semaines (probablement grâce à l’accélération de la campagne de vaccination), la pandémie n’est pas encore derrière nous. À quoi faut-il s’attendre cet été et à la rentrée ? Les prévisions des experts.

Éviter à tout prix le risque d’un rebond épidémique  

Les dernières prévisions pour la saison estivale faites par l’Institut Pasteur se veulent optimistes. Selon leurs dernières modélisations publiées le 22 mai, “l’accélération de la décrue de l’épidémie et de la vaccination observée ces dernières semaines nous place dans des conditions favorables pour l’été”.

Toutefois, deux conditions devront être respectées pour éviter un risque de rebond épidémique en juillet-août : que la décrue actuelle des infections et hospitalisations soit maintenue pendant encore quelques semaines et que le rythme actuel de vaccination soit maintenu ou augmenté. L’Institut Pasteur pense que “sous ces conditions, un niveau bas d’infections au démarrage de l’été permettrait d’absorber une hausse possible des infections durant l’été ; le relâchement se ferait à un moment où une plus grande proportion de Français auraient été vaccinés.”

Invité mardi 8 juin sur RTL, Jean-François Delfraissy, a lui aussi mis en garde les Français : avec le changement de température et le décalage entre le moment des contaminations et le moment où les symptômes apparaissent (la fameuse période d’incubation), il faudra peut-être s’attendre à une quatrième vague à la rentrée. Mais, “elle sera très différente des premières vagues parce qu’on aura la vaccination”, a précisé le Président du Conseil scientifique. Pour le professeur Delfraissy, “on va aboutir à un moment donné à ce que le virus devienne comme les autres virus de type corona : un virus saisonnier”, a-t-il prédit. 

La vaccination, seule porte de sortie pour une rentrée sereine

Une reprise à l’automne reste donc à redouter malgré une possible décrue en été. “Pour limiter ce risque, il est important de maintenir l’effort de vaccination cet été et s’assurer qu’on atteigne un niveau de couverture vaccinale élevé à la rentrée”, estime l’Institut Pasteur. Selon sa modélisation sur la vaccination publiée le 6 avril “la vaccination de 60-69% des 0-64 ans et de 90% des plus de 65 ans pourrait permettre le relâchement complet des mesures de contrôle” à l’automne. 

Mais ce relâchement des mesures sanitaires repose aussi sur l’immunité collective et si cette dernière “reste inférieure à 70-80% de la population, un rebond de l’épidémie est malgré tout possible”, prévient le Conseil scientifique.

Ce mercredi 9 juin, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a annoncé qu’un adulte sur deux était désormais vacciné en France. Selon lui, l’objectif de 30 millions de personnes ayant reçu une dose avant l’été sera tenu, a-t-il confirmé. 

Laisser tomber le masque cet été, un risque pour la rentrée ? 

Emmanuel Macron l’a annoncé le 2 juin dernier en déplacement dans le Lot, la fin du port du masque “se fera de manière différenciée sur le territoire. Au niveau national, il faudra encore attendre un peu”. Il restera donc obligatoire au moins jusqu’à la fin du mois. Certains épidémiologistes questionnent la réelle utilité du port du masque en extérieur et se disent favorables à la fin du port du masque obligatoire en extérieur.

Sur RTL, Jean-François Delfraissy, a estimé qu’il “sera difficile de garder le port du masque après le 30 juin”. Cependant, le Président du Conseil scientifique pense qu’il est encore trop tôt pour lever cette mesure, qui serait selon lui synonyme de relâchement des autres gestes barrières. Et donc de hausse possible du nombre de cas.

Gare au variant indien 

Malgré de bons signaux, les variants pourraient malgré tout semer le trouble, c’est notamment le cas du variant indien (renommé Delta par l’Organisation mondiale de la Santé). Pour Jean-François Delfraissy, il pourrait y avoir “un switch entre la disparition et la diminution du variant anglais pour aller vers le variant indien”. 

La France surveille justement de près son voisin anglais chez qui le variant indien se répand aussi rapidement – il représente 75% des nouvelles contaminations – et fragilise les étapes de déconfinement. Selon un avis du conseil scientifique publié le 24 mai, le gouvernement a annoncé des mesures strictes pour les voyageurs en provenance du Royaume-Uni, notamment une quarantaine obligatoire et la présentation d’un test PCR négatif.

Après avoir été détecté pour la première fois en Auvergne-Rhône-Alpes et en Ile-de-France, le variant indien investit désormais les Landes. 

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