Pfizer teste une pilule pour soigner la covid-19

Article publié sur medisite.fr

Devons-nous obligatoirement passer par la vaccination pour lutter contre la Covid-19 ? Pas forcément. Le laboratoire Pfizer, qui a développé son vaccin, travaille sur une pilule “anti-SARS-CoV-2”. Ce médicament, en phase de tests en Belgique et aux États-Unis, pourrait être mis sur le marché à la fin de l’année 2021, si les résultats sont concluants, selon les annonces d’Albert Bourla, dirigeant de l’entreprise pharmaceutique.

Une aide précieuse en pleine campagne de vaccination

Appelée PF 07321332, la molécule testée est un antiviral (molécule permettant de ralentir, voire de stopper la progression d’un virus dans l’organisme). Classée comme “inhibiteur de protéase”, elle a été élaborée pour s’attaquer au virus SARS-Cov-2. L’objectif : empêcher le germe de se développer dans le nez, la gorge et les poumons de la personne infectée. Les inhibiteurs de protéase (qui bloque l’assemblage de protéines virales infectieuses, NDLR) sont bien connus. Ils sont également utilisés dans les traitements contre le VIH.

Cette thérapie orale potentielle contre la covid-19 consisterait à prendre deux pilules par jour, pendant cinq jours, dès les premiers symptômes de la maladie.

Les tests, actuellement effectués par le laboratoire, doivent durer 145 jours60 personnes âgées de 18 à 60 ans y participent. Si les résultats sont concluants, l’entreprise présentera son dossier à l’agence du médicament américaine Food and Drug Administration (FDA) pour que le médicament puisse être mis sur le marché. Elle devra suivre le même processus avec l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour une mise sur le marché européen.

Pfizer : avancées pour le vaccin des enfants

En plus de cette pilule, Pfizer teste également son vaccin auprès d’enfants âgés de 6 mois à 11 ans. Pour les autorités de santé publique américaines, il est essentiel de vacciner les plus jeunes pour mettre fin à la pandémie de coronavirus. Dans sa dernière modélisation sur la vaccination, l’Institut Pasteur, fait le même constat. “La vaccination des personnes plus jeunes, qui ont un risque plus faible de développer des formes sévères, mais jouent un rôle important dans la transmission, permet de réduire la circulation du virus et donc de protéger de façon indirecte les plus fragiles”, prévient l’organisme français.

Au début du mois, la société américaine a demandé à la FDA d’étendre l’autorisation de son vaccin aux adolescents âgés de 12 à 15 ans. En effet, des tests ont montré que le vaccin présentait une efficacité de 100 % chez cette population.

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