Covid-19: voici les 5 raisons de croire que l’épidémie touche à sa fin

Article publié sur cnews.fr

«L’année 2022 sera peut-être celle de la sortie de l’épidémie de Covid-19», a déclaré Emmanuel Macron durant son discours de bonne année aux Français. De son côté, Olivier Véran a affirmé ce lundi que cette cinquième vague pourrait «peut-être» être la dernière.

Alors que les records de contaminations ont été battus ces derniers jours, voici 5 raisons de croire que 2022 marquera la fin de l’épidémie de Covid-19.

LA CAMPAGNE DE VACCINATION ET DE RAPPEL SE POURSUIT

Depuis l’instauration de la troisième dose de vaccin, le nombre de vaccination continue d’augmenter. Aujourd’hui, le nombre de personnes ayant reçu une dose de rappel approche des 25 millions. D’ici au 15 février prochain, le gouvernement espère que 45 millions de personnes auront reçu leur dose de rappel.closevolume_off

«La protection contre les formes sévères est très bien conservée, de l’ordre de 80 à 90 % après une dose de rappel, et c’est pourquoi il est essentiel de se vacciner», a affirmé Olivier Véran au JDD.

Selon les prévisions, avec le nombre de personnes vaccinés en hausse, les risques de formes graves liés au coronavirus devraient chuter. De plus, un vaccin qui permettra de lutter efficacement contre le variant Omicron est en cours d’étude et est attendu pour les prochains mois.

LE VARIANT OMICRON EST MOINS SÉVÈRE QUE PRÉVU

L’année 2022 sera l’année où va se jouer une lutte contre les variants du Covid-19, dont le variant Omicron.

Plusieurs études ont montré que celui-ci est bien plus contagieux que le variant Delta, mais sa moindre sévérité a également été prouvée.

«Les données anglaises confirment la bonne nouvelle que nos collègues sud-africains avaient déjà rapportée : c’est un variant moins virulent, avec moins de formes sévères du Covid-19» a affirmé Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du Conseil Scientifique.

Depuis l’arrivée du variant Omicron, les médecins ont observés que la durée moyenne d’hospitalisation des patients avait diminué, ainsi que leur besoin en oxygène.

Attention, cela ne veut pas dire que les hôpitaux ne sont pas remplis : «On s’attend à ce qu’Omicron fasse augmenter fortement le nombre d’hospitalisations, et moins fortement les admissions en soins critiques ou en réanimation», anticipe Olivier Véran qui appelle à maintenir les gestes barrières.

LE PAXLOVID : UN NOUVEAU TRAITEMENT PROMETTEUR

Cette année devrait sortir un nouveau traitement contre le Covid-19 : le Paxlovid, développé par l’entreprise Pfizer.

Celui-ci devrait réduire de 89 % les risques d’hospitalisation ou de décès chez les personnes susceptibles de développer une forme grave de la maladie.

«Nous avons constaté que nous avons une grande efficacité, même quand un patient a été traité après cinq jours», s’est félicité Annaliesa Anderson, directrice du programme chez Pfizer.

De plus, alors que certains traitements ont vu leur efficacité baisser face au variant Omicron, le Paxlovid s’est avéré être toujours efficace. Si les premiers résultats s’avéraient concluants, le médicament pourrait venir soulager les hôpitaux, à condition de pouvoir être administré rapidement aux patients.

Le 16 décembre dernier, l’agence sanitaire européenne (EMA) a autorisé l’administration de ce traitement «en cas d’urgence». De nouveaux tests seront réalisé courant janvier.

L’IMMUNITÉ COLLECTIVE PROGRESSE

Avec le fort taux de contagion lié au variant Omicron, celui-ci pourra permettre d’atteindre l’immunité collective.

Le variant est extrêmement transmissible et touche beaucoup de monde, particulièrement les non-vaccinés. D’ici à la fin de l’année 2022, toute la population devrait avoir reçu une dose de vaccin ou avoir été infecté par le virus.

Pour Olivier Véran, cette cinquième vague sera «peut-être la dernière».

«Omicron est tellement contagieux qu’il va toucher toutes les populations du monde. Il va entraîner une immunité renforcée : on sera tous plus armés après son passage.»

De son côté, Arnaud Fontanet affirme qu’on peut s’attendre à ce que « de nouveaux variants émergent mais, notre immunité se renforçant avec le temps, leur capacité à donner des formes sévères va diminuer […] plus le temps passe, moins les vagues seront douloureuses.»

 L’ÉPIDÉMIE DE COVID-19 TEND A DES FORMES MOINS GRAVES

Selon plusieurs pronostics scientifiques, en 2022, le Covid devrait devenir moins grave.

«Ce virus respiratoire va finir par se comporter comme les autres virus respiratoires c’est-à-dire basculer vers une certaine saisonnalité et réduire en impact», a déclaré Bruno Lina, membre du Conseil scientifique. Progressivement, ce virus «devrait perdre en pouvoir pathogène, en virulence et évoluer lentement pour devenir un virus banal».

Le coronavirus ne disparaitra pas mais sa circulation et sa gravité diminueront.

«Le SARS-CoV-2 rejoindra les autres coronavirus saisonniers humains qui nous donnent des rhumes et des angines chaque hiver», espère Arnaud Fontanet.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s