Halloween: 17 chansons inspirées par des films d’horreur

Article publié sur rollingstone.fr

Les Ramones, les Talking Heads, Kate Bush et d’autres savent faire de la musique qui fait peur. Découvrez notre topliste spécial Halloween

L’imaginaire cinématographique et ses scénarios inspirent depuis longtemps les musiciens, qui ont proposé des versions musicales de films allant de Citizen Kane à Haute Fidélité en passant par L’Inspecteur Harry. Mais si les auteurs-compositeurs peuvent s’inspirer de films qui nous font pleurer, rire ou déformer les répliques de Clint Eastwood, pourquoi ne pourraient-ils pas aussi nous offrir des chansons sur les films d’horreur, les monstres et autres bizarreries ? Pour fêter Halloween, voici nos chansons préférées inspirées de films dérangeants, effrayants, voire carrément terrifiants. De quoi fredonner nerveusement quand on est seul à la maison…

Michael Sembello, ‘Maniac’

Un critique du New York Times n’a pas beaucoup apprécié le film Maniac de William Lustig, décrit comme « un film qui montre comment un maniaque vieillissant et bedonnant découpe des jeunes femmes pas très malignes » avec un récit qui « semble avoir été emprunté à un vieux film pornographique« . Pourtant, le scalpeur du film a inspiré Dennis Matkosky, qui en a fait un numéro un. Coécrite avec Sembello, la chanson parlait à l’origine d’un psychopathe tueur de chats, mais le producteur Phil Ramone a convaincu les auteurs de modifier les paroles pour décrire un danseur fou aux mouvements meurtriers. La chanson est également connue pour la scène de Flashdance où l’héroïne danse, secoue les fesses et transpireen solo.

Ramones, ‘Pinhead’

À la fin des concerts des Ramones, Joey Ramone hissait souvent une bannière faite maison avec les mots « Gabba Gabba Hey« , qui servait de cri de ralliement pendant la version live de« Pinhead« , tout en faisant référence à une scène inquiétante d’un film de 1932, La Monstrueuse Parade. Le groupe avait vu ce film dans un cinéma d’art et d’essai en 1976. Il y a dedans de quoi alimenter bien des cauchemars : l’œuvre met en scène des monstres de foire (dont les « pinheads » malheureusement difformes) qui scandent à un moment donné « Gooble-gobble, gooble-gobble, one of us, one of us!« , ce qui laisse présager, euh….

Il faudra que vous le regardiez. Mais ne venez pas vous plaindre après.

Devo, “Jocko Homo”

Comme « Pinhead« , la face B du premier single de Devo fait référence à La Parade Monstrueuse, mais s’inspire surtout d’un film de 1932, l’Île du docteur Moreau, avec sa célèbre réplique « Are we not men? » (Ne sommes-nous pas de Hommes ?). Devo, qui s’est formé à l’université d’État de Kent après la tristement célèbre fusillade de la Garde nationale le 4 mai 1970, voulait présenter sa théorie de la dé-évolution (d’où le nom du groupe) avec cette chanson. L’Île du docteur Moreau (l’histoire d’un scientifique tordu dont les expériences bizarres modifient l’évolution de façon néfaste) semblait une inspiration parfaite pour les régressions de l’humanité.

Talking Heads, “Psycho Killer”

Quand les Talking Heads ont débuté, le mince et nerveux David Byrne était souvent comparé à Norman Bates, le tueur du film Psychose d’Alfred Hitchcock. Cette description a été d’autant plus facile à faire pour les critiques lorsque Byrne, faisant appel à son côté Alice Cooper, a écrit cette ballade funk dérangée inspirée par Norman brandissant son couteau.

Vampire Weekend, “Walcott”

Fan du film de vampiresGénération perdue, le leader de Vampire Weekend, Ezra Koenig, a décidé de réaliser sa propre version du film l’été suivant sa première année d’université. Son film – Vampire Weekend – racontait l’histoire d’un certain Walcott dont le père se fait tuer par des suceurs de sang, ce qui l’amène à se rendre au cap Cod pour avertir le maire que des vampires arrivent, ce qui n’est pas une bonne nouvelle. Koenig a ensuite oublié le film, avant de le déterrer lors de sa dernière année, environ un mois avant que Vampire Weekend ne devienne un groupe.

Eminem, “Buffalo Bill”

Sans vouloir remettre en question la vision de la vie d’Eminem, il semble qu’il ait une certaine fascination pour Buffalo Bill, le tueur en série écorcheur de femmes du film Le silence des agneaux. Si dans les paroles de cette chanson, le tueur est en quête d’une tenue couleur chair, « 3 a.m.« , une chanson de la même année, citait une réplique de Buffalo Bill (« lotion in the bucket« ). À cette époque, Eminem (qui a également participé à « Norman Bates Motel » de 50 Cent) déclarait au Guardian : « Je me suis retrouvé à regarder beaucoup de documentaires sur les tueurs en série. J’ai toujours eu un faible pour eux. »

C’est bon à savoir.

Deep Purple, “Why Didn’t Rosemary?”

Après avoir regardé le film Rosemary’s Baby de Roman Polanski, les membres de Deep Purple ont écrit cette chanson, avec la phrase : « Pourquoi Rosemary n’a-t-elle pas pris la pilule ?« . Ce n’est pas une mauvaise question, étant donné que dans le film, Rosemary donne naissance à un bébé diable. Mais vraiment… comment aurait-elle pu le savoir ?

Billy Idol, “Eyes Without a Face”

Juste avant que Billy Idol chante le vers « eyes without a face », Perri Lister, son ex-petite amie, chante « les yeux sans visage », en français.C’est aussi le nom d’un film du réalisateur français Georges Franju. Dans ce film de 1960, un médecin est responsable d’un accident de voiture qui défigure horriblement sa fille, laquelle porte un masque pour cacher son absence de visage. Le médecin se met alors à enlever des jolies jeunes femmes pour tenter de donner à sa fille un nouveau visage.

The Clash, “The City of the Dead”

Même si cette chanson des Clash ne parle pas de sorcières ou de vierges, elle emprunte son titre à un film d’horreur britannique de 1960, La Cité des morts. Dans ce film, une étudiante se rend dans le Massachusetts pour faire des recherches sur la sorcellerie, mais elle est choisie comme vierge à sacrifier cette année.

Kate Bush, “Hounds of Love”

Ce morceau des années 1980 commence par une réplique de l’acteur britannique Maurice Denham, qui crie : « Il est dans les arbres… il arrive ! ». Cette phrase est tirée d’un film d’horreur britannique de 1957,Rendez-vous avec la peur(un des films préférés de Kate Bush), dans lequel un démon surgit des bois, bien décidé à répandre le mal.

Blue Oyster Cult, ‘Nosferatu’

Le Nosferatu du film d’horreur expressionniste allemand de 1922 Nosferatu le vampire est pâle, avec des oreilles de chauve-souris et un besoin criant d’une pédicure. Mais vous savez, même un mort-vivant a besoin de compagnie. La chanson suit la romance entre le comte Orlock/Nosferatu et la femme de ses rêves.

Meat Loaf, ‘Bat out of Hell’

La plupart des gens ne se souviennent pas de la séquence d’ouverture de Psychose, seulement de la fameuse scène de la douche. Mais Jim Steinman, qui a écrit « Bat Out of Hell« , raconte au magazine Classic Rock que cet hommage aux chansons pour adolescents des années 1950 commence de la même façon : « Psychosedébutepar un plan général de Phoenix, dans l’Arizona, puis il passe à un plan moyen de la chambre du motel depuis l’extérieur, puis à un plan plus rapproché juste devantle motel, et enfin à un gros plan des deux amoureux au lit dans la chambre. La chanson ‘Bat Out of Hell‘ commence en fait par ce plan général. puis se rapproche de la chambre, où la fille et lui sont ensemble. »

The Cramps,’Human Fly’

L’hôpital de Napa peut sembler être un endroit étrange pour qu’un groupe comme les Cramps vienne faire un concert. Surtout quand on sait qu’un gros pourcentage des patients de Napa sont des criminels malades mentaux, et que de nombreuses chansons des Cramps pourraient générer des images potentiellement dérangeantes pour les esprits dangereux. Mais en 1978, le groupe s’est bien produit dans l’établissement, et sa set-list psychotrope comprenait cette chanson, inspirée du film d’horreur La Mouche. « Quelqu’un m’a dit que vous étiez fous, a lancé le chanteur Lux Interior au public ce jour-là. Mais je n’en suis pas si sûr. Vous m’avez l’air d’aller bien. »

Van Halen, ‘House of Pain’

Le « House of Pain » publié sur l’album 1984 de Van Halen était différent de l’original, inspiré par le film L’Île du docteur Moreau (tout comme les titres « No Spill Blood » d’Oingo Boingo et « Island of Lost Souls » des Meteors). Dans le film, un scientifique fou, apparemment pas très porté sur l’anesthésie, opère des animaux dans une pièce appelée la Maison de la douleur, dans l’espoir de les faire progresser sur l’échelle de l’évolution. Dans les années 1970, le chanteur David Lee Roth aurait fourni un synopsis du film avant d’interpréter la chanson.

Kate Bush, ‘Get out of My House’

Voici une petite expérience pour avoir la chair de poule : prenez la bande-annonce officielle de Shining, baissez le volume et utilisez cette chanson comme bande-son pendant que vous regardez les moments forts de ce film d’horreur. Bien sûr, avec ses histoires de fantômes et ses cris gutturaux, cette chanson pourrait rendre une scène de Mary Poppins effrayante. Mais Bush a déclaré que « Get Out of My House » était son propre Shining, sans les « redrums« .

Alice Cooper, ‘Ballad of Dwight Fry’

Pour aider Alice Cooper à incarner pleinement l’acteur de films d’horreur Dwight Frye (qui a perdu son « e » dans le titre de la chanson), le producteur Bob Ezrin lui a fait porter une camisole de force pendant l’enregistrement. Cooper la décrit au Boston Globe comme étant « probablement ma chanson la plus perturbée psychologiquement« . Elle parle du personnage de Frye, Renfield, dans le film Dracula de 1931. « C’était le type que personne ne reconnaissait jamais, mais c’était le type le plus effrayant« , a expliqué Cooper. La chanson se termine par un cri frénétique : « Il faut que je sorte de là !« . Après sept heures dans une camisole de force, il n’a pas eu de mal à être convaincant.

Ramones, ‘Chain Saw

Lorsque les Ramones jouaient au CBGB de New York en 1974, Massacre à la tronçonneuse passait au cinéma sur la 49e et Broadway. Les pionniers du punk n’ont pas été subtils pour évoquer leur inspiration ici : la chanson commence par le bruit d’une tronçonneuse, suivi des paroles « Elle ne sortira jamais d’ici/Massacre à la tronçonneuse« .

Pat Pemberton

Traduit par la rédaction

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