Comment parler d’un vin ? 10 expressions de connaisseurs à maîtriser.

Articles publié sur avis-vin.lefigaro.fr

Phrases sibyllines, propos hermétiques, abréviations d’agents secrets… Le vocabulaire du vin a de quoi décontenancer. Parlez comme un pro avec ces quelques expressions d’experts, récoltées de source sûre.

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1. C’est long en bouche

Les caudalies sont l’unité de mesure qui mesurent, en secondes, la persistance du vin en bouche. Au-delà 12 à 15 caudalies, c’est une bouteille de grand pedigree. Toutefois, un vin simple, même s’il manque un peu de longueur, peut aussi apporter beaucoup de plaisir. Tout dépend du contexte.

2. C’est réduit

On parle de vin réduit comme d’un vin manquant d’aération, au contraire d’un vin oxydé. C’est dû, en général, à un manque d’oxygène ; certains cépages sont aussi plus sensibles que d’autres à la réduction, comme le grenache ou le pinot noir. Il faut alors bien l’aérer voire le carafer.

3. C’est fermé

Les parfums semblent absents, le nez éteint, bref, votre vin ne sent pas grand-chose. Il est encore fermé, mais un passage en carafe ou une bonne aération dans un verre de grand format devrait suffire à lui redonner tous ses parfums.

4. Ca brett’

Les levures sont nécessaires pour transformer le sucre en alcool, mais certaines sont plus insidieuses, à l’origine de déviations aromatiques, notamment dans les vins rouges. Ces brettanomyces se développent à la faveur d’un manque d’hygiène, sur les vins finis. Odeur animale, asséchance en fin de bouche, la brett’ est là et vous n’y pouvez rien.

5. Il y a un léger perlant

La sensation d’une légère pétillance sur la langue ne doit pas vous décontenancer. Le vigneron ajoute souvent du gaz carbonique pour conserver de la fraîcheur au vin et éviter de rajouter du soufre. Cela part généralement à l’aération et sur un vin jeune, ce n’est en rien rédhibitoire.

6. C’est une macération carbonique

Originaire du Languedoc, largement utilisée dans le Beaujolais qui l’a popularisée, la macération carbonique est une technique de vinification qui concerne exclusivement les vins rouges, et notamment les primeurs. Elle permet, par fermentation intra-cellulaire de raisins entiers, à haute température (25° à 32°), de donner plus d’arômes et d’obtenir des tanins plus souples.

7. Ca sent le grillé-réduction

Des notes grillées, torréfiées et toastées apparaissent souvent dans les vins blancs jeunes, notamment en Bourgogne. Elles sont dues à l’élevage en barriques à l’abri de l’air et ne sont pas à confondre avec le grillé soufré ou le grillé vanille coco d’un bois trop neuf et souvent trop présent.

8. Ce vin est sur sa prise de bois

Les vins très jeunes élevés sous bois n’ont pas encore digéré leur élevage. Cela requiert du temps et le bois domine le fruit à ce moment-là. Ce n’est qu’une question de temps.

9. Il a un bon rôti

Lorsque le botrytis se développe, il donne à la fois un goût et une texture au vin liquoreux. Le botrytis cinerea est un champignon microscopique qui attaque les raisins à la faveur des brumes matinales. Les peaux se flétrissent, les sucres se concentrent jusqu’à ne laisser sur pied qu’un raisin desséché et rôti.

10. C’est un vin sur le fruit

Privilégiant les arômes fruités, les vins de fruit ou de soif sont des vins légers, peu tanniques, généralement peu ou pas élevés en barriques. On parle généralement de vin de fruit pour les rouges, qui peuvent se servir un peu frais, autour de 12-14°.

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