Les Domaines Pierre Chavin accélèrent dans les vins sans alcool

Article publié sur lesechos.fr

Créée à Béziers en 2010, la maison de négoce viticole veut devenir le leader national des vins sans alcool, qui pèsent désormais 30 % de son activité. La demande est en pleine expansion sur ce segment, mais sur le marché britannique, le Brexit va entraîner une hausse des prix.

Pierre Chavin aime bousculer les codes du vin : mousseux de couleur bleue, bag-in-box sans carton pour le marché scandinave, vin végan, ou encore vins légers en alcool, avec une gamme à 8,5 degrés lancé chez Monoprix. (Opia)

Le metteur en marché biterrois Pierre Chavin mise sur les vins sans alcool, avec 1,5 million de bouteilles déjà vendues et l’ambition de devenir le leader français sur ce secteur à l’international.

Les vins sans alcool s’adressent à une clientèle essentiellement féminine, mais pas uniquement. « Nous commercialisons nos produits aussi dans les Ehpad, explique Mathilde Boulachin, associée aux côtés de Fabien Gross. De manière générale, les consommateurs s’intéressent de plus en plus à la nutrition, aux degrés alcooliques et calorifiques. »

Les nectars de Pierre Chavin sont élaborés à base de vins désalcoolisés après fermentation. Une colonne de centrifugation permet d’extraire la partie alcoolique et la sépare de la partie aromatique. Autre procédé utilisé : la macération, sans fermentation, avec des jeux d’infusions de pépins, de levures et d’autres composants du vin. Ces bouteilles sont commercialisées dans une cinquantaine de pays, en Europe et au grand export.

Impact du Brexit sur les prix

Cette stratégie mondiale permet de se reposer sur les zones les plus dynamiques, lorsque d’autres sont chahutées. Les problèmes n’ont pas manqué ces derniers mois : taxe Trump aux Etats-Unis, fermeture de plusieurs marchés et difficultés logistiques au plus fort de la pandémie, impact du Brexit… Sur ce marché britannique, friand de vins sans alcool, « nous nous retrouvons à présent face à une concurrence mondiale. Nous rentrons frontalement avec les nouveaux pays producteurs : Argentine, Chili, Australie… », précise Mathilde Boulachin.La Grande-Bretagne devient comme un pays du grand export, « avec des documentations spécifiques demandées, un rallongement des délais à la frontière ». Conséquence : une augmentation des coûts logistiques et des coûts de dédouanement. « Nous devrons réintégrer ces éléments dans leurs prix de vente », prévient la dirigeante.

En dix ans, la PME, qui réalise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires (80 % à l’international) et emploie 15 salariés, a développé des marques comme Pierre Zéro, Opia, Zéra et Le Petit Etoilé. Les vins sans alcool représentent désormais 30 % de l’activité. Au-delà de ce marché spécifique, Pierre Chavin aime bousculer les codes du vin : mousseux de couleur bleue, bag-in-box sans carton pour le marché scandinave, vin végan, acheminement de vins par train, étiquettes biosourcées en canne à sucre, ou encore vins légers en alcool, avec une gamme à 8,5 degrés lancé chez Monoprix.

par: Hubert Vialatte

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