Plutôt que le confinement, Emmanuel Macron fait le choix d’un couvre-feu renforcé

Article publié sur lefigaro.fr

Contre toute attente, le président a opté vendredi soir en Conseil de défense pour un couvre-feu renforcé.

Emmanuel Macron prend le pari de ne pas reconfiner les Français. GONZALO FUENTES / REUTERS

«C’est le retour du politique», dit-on dans son entourage. Une prise de risque inconsidérée, jugera-t-on au Conseil scientifique. Dans tous les cas, un pari audacieux. Contrairement à ce que ce que ministres et conseillers affirmaient sans réserve ces derniers jours, Emmanuel Macron a choisi de refuser le confinement. Du moins pour l’instant. Le président de la République l’a décidé dans le huis clos d’un Conseil de défense convoqué à la dernière minute vendredi soir«Il fait le choix de la confiance», se félicitait l’un de ses proches, ravi par cet arbitrage. Puis il a fait connaître sa décision dans la foulée, par la voix de son premier ministre.

«Nous pouvons encore nous donner une chance d’éviter le confinement», a déclaré Jean Castex dans une allocution radiotélévisée depuis l’Élysée, en admettant que le scénario d’une nouvelle assignation des Français à domicile «se pose légitimement», en raison de «la progression des variants anglais et sud-africain»«Mais nous en connaissons l’impact très lourd pour les Français sur tous les plans», a-t-il expliqué.

Restrictions supplémentaires

L’exécutif a tranché pour que le maintien du couvre-feu, de 18 heures à 6 heures du matin, soit assorti de quelques restrictions complémentaires :

– la fermeture des frontières françaises aux pays extérieurs à l’Union européenne (UE)«sauf motif impérieux» ;

– l’obligation de réaliser un test PCR négatif pour entrer en France depuis un pays de l’UE, sauf pour les travailleurs frontaliers ;

– la fermeture des frontières des territoires ultramarins, «sauf motif impérieux» ;

– la fermeture des centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20.000 m2, dès dimanche ;

– un renforcement des jauges dans toutes les grandes surfaces, dès lundi ;

– le recours «effectif» au télétravail, dans toutes les entreprises et administrations publiques où c’est possible ;

– le renforcement des contrôles et des sanctions, parce que «les dérives de quelques-uns ne sauraient ruiner les efforts de tous».

Pari de ralentir l’épidémie sans arrêter l’économie

«Soignons très vigilants mais ayons confiance», a lancé le chef du gouvernement, s’en remettant à la responsabilité des Français. «Emmanuel Macron a fait le choix de la France», applaudit un membre de son premier cercle. N’en déplaise au corps médical, qui réclame à cor et à cri un durcissement comparable à celui du printemps dernier – fermeture des commerces non-alimentaires et des écoles ; généralisation obligatoire du télétravail ; limitation des déplacements -, Emmanuel Macron a opté pour une solution permettant de ralentir la progression du virus, sans toutefois mettre l’économie à l’arrêt. Son premier ministre a annoncé la poursuite du «quoi qu’il en coûte», à travers le prolongement des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises.

Pari de ralentir l’épidémie sans arrêter l’économie

«Soignons très vigilants mais ayons confiance», a lancé le chef du gouvernement, s’en remettant à la responsabilité des Français. «Emmanuel Macron a fait le choix de la France», applaudit un membre de son premier cercle. N’en déplaise au corps médical, qui réclame à cor et à cri un durcissement comparable à celui du printemps dernier – fermeture des commerces non-alimentaires et des écoles ; généralisation obligatoire du télétravail ; limitation des déplacements -, Emmanuel Macron a opté pour une solution permettant de ralentir la progression du virus, sans toutefois mettre l’économie à l’arrêt. Son premier ministre a annoncé la poursuite du «quoi qu’il en coûte», à travers le prolongement des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises.

Pari de ralentir l’épidémie sans arrêter l’économie

«Soignons très vigilants mais ayons confiance», a lancé le chef du gouvernement, s’en remettant à la responsabilité des Français. «Emmanuel Macron a fait le choix de la France», applaudit un membre de son premier cercle. N’en déplaise au corps médical, qui réclame à cor et à cri un durcissement comparable à celui du printemps dernier – fermeture des commerces non-alimentaires et des écoles ; généralisation obligatoire du télétravail ; limitation des déplacements -, Emmanuel Macron a opté pour une solution permettant de ralentir la progression du virus, sans toutefois mettre l’économie à l’arrêt. Son premier ministre a annoncé la poursuite du «quoi qu’il en coûte», à travers le prolongement des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises.

Très attendu par les Français, qui s’interrogeaient sur le sort qui allait leur être réservé depuis une semaine, le chef de l’État a toujours souhaité tenir la ligne qu’il s’était fixée : celle de la «cohérence». Cela consistait d’abord à respecter le délai imposé de 15 jours avant de tirer un premier bilan du couvre-feu, instauré à 18 heures dans l’ensemble du pays le 16 janvier dernier.

Une première étude d’impact, remise vendredi à Emmanuel Macron, lui a permis d’y voir plus clair. Certes, comme l’ont indiqué le ministre de la Santé et le porte-parole du gouvernement, le dispositif actuel «ne freine pas suffisamment» la circulation du virus. Mais les chiffres qui ont été présentés au président, ainsi que les résultats d’une étude «flash» sur la présence des variants sur le territoire national, ne sont pas encore de nature à exiger le reconfinement. Avec 25.000 personnes hospitalisées, la situation sanitaire est «mieux maîtrisée en France que chez beaucoup de nos voisins»mais elle reste «préoccupante» , a toutefois mis en garde Jean Castex.

Contenir la colère

En faisant un tel pari, Emmanuel Macron espère aussi réussir à contenir la colère qui grondait dans le pays, et menaçait d’exploser. Échaudé par l’exemple venu des Pays-Bas, où les protestations contre les règles sanitaires ont donné lieu à de violentes émeutes, le président reste aussi profondément marqué par la crise des «gilets jaunes». Il ne sait que trop bien que le pays peut s’embraser en un rien de temps, et menacer de virer à l’insurrection.

Le renforcement des contrôles s’adresse en particulier aux restaurateurs, qui ne supportent plus les longs mois de fermeture qu’ils ont eu à subir cette année, et qui ont lancé un grand appel à la désobéissance civile lundi. Si le mot d’ordre est suivi, comme cela a déjà été le cas à Nice, Beauvau n’hésitera pas à y répondre fermement, en demandant aux forces de l’ordre de multiplier les amendes et les placements en garde à vue.

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